Tomber en amour dans un pays étranger: on a presque toutes rêvé à cette romance! Mais pour notre collaboratrice, le fantasme est devenu réalité! Elle partage ici son histoire, au travers les hauts et les bas d’une relation… sans frontières.
Histoire vraie, vécue en pays lointain J’ai toujours rêvé de vivre et d’écrire en Europe. Alors en 2006, je suis partie en direction de Bratislava, en Slovaquie, afin d’écrire et de travailler comme professeur d’anglais, langue seconde. Mon mode de vie fantastique consistait donc à enseigner, à composer et à voyager à travers l’Europe. Toutefois, après avoir vécu quatre années parfaites comme célibataire, je suis tombée amoureuse d’un Croate prénommé Rimad. Le coup de foudre
C’était lors d’un voyage à Zagreb, en Croatie, que j’ai rencontré Rimad; on a immédiatement commencé à se fréquenter. Alors que je menais parallèlement mon quotidien dans la ville de Brats, notre relation a été marquée dès les débuts par l’éloignement. Comme j’avais déjà vécu des échecs amoureux causés par la distance par le passé, on a donc discuté des défis qui nous attendaient… mais quel couple n’en connaît pas? Le grand saut
Près d’une année s’est déroulée, et Rimad m’a demandé d’emménager avec lui à Zagreb. Je savais que si j’acceptais, je devrais quitter mon emploi et ma vie à Brats. «Suis-je vraiment prête à m’engager auprès de cet homme?» La réponse était oui. Être amoureuse est une chose, toutefois, et emménager avec son copain dans un pays étranger en est une autre. Mais on l’a fait, et comme au début de toute cohabitation pour de jeunes tourtereaux, on s’entendait à merveille. Un grand avantage de vivre ensemble: on aimait voyager en duo. Il m’a emmenée voir l’Italie, et Venise, et on a passé nos vacances d’été près de la mer Adriatique.
On était très complices, et il était mon inspiration pour écrire. J’appréciais tellement nos longues discussions; aucune barrière de langue n’existait entre nous. Son anglais était à un tel point impressionnant que j’avais parfois l’impression de parler à un ami de mon quartier.
Autre point positif: lorsqu’on vit avec un habitant du pays, on apprend à mieux connaître la culture, et de façon plus personnelle.
Le dénouement
Mais cette différence culturelle a éventuellement eu raison de notre couple. Après presque deux ans, on n’arrivait pas à s’entendre sur l’endroit où s’établir. Je voulais revenir à Toronto, mais il n’a jamais voulu quitter son pays. Au final, j’ai appris qu’il est préférable de se séparer que de rester avec quelqu’un qui refuse de vous rejoindre à mi-chemin. Après tout, le compromis est une composante essentielle de tout couple. Je ne regrette toutefois pas ces années passées en Europe. J’ai réalisé mon rêve d’écrire et de publier un roman, et je peux dire que j’ai accompli quelque chose de vraiment merveilleux: j’ai aimé une personne magnifique.
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