Cododo ou pas?



 
Un (autre) sujet controversé à propos de la maternité
Rares sont celles qui ont la chance de voir leur poupon faire ses nuits durant les six premiers mois. Certaines se lèvent deux, quatre, six fois par «nuit». Pour plusieurs femmes, surtout celles qui allaitent, les débuts peuvent sembler être une seule et interminable journée ponctuée de quelques siestes ici et là. Une meilleure qualité du sommeil, et de vie conséquemment, est une motivation suffisamment grande pour faire la sourde oreille face à ceux qui déconseillent le cododo, et le fait de partager le lit conjugal avec bébé.

Le cododo, bien que séduisant, a-t-il sa place dans nos lits?

Cododo… oui, oui, oui!
Quoi de plus réconfortant qu’un petit corps chaud contre le sien? Et quoi de plus rassurant pour un bébé que la respiration lente et l’odeur familière de maman pour dormir? Le cododo a très certainement ses avantages. En effet, cette proximité peut faciliter le sommeil de la maman et du bébé. De plus, il encourage l’allaitement. N’ayant pas à sortir du lit ni même de se lever, maman peut donner le sein à bébé en restant allongée. Lorsque votre petit chéri réclame à boire aux deux heures, cet argument est absolument non négligeable.

Évitons les histoires d’horreur
Malgré qu’il soit réconfortant et profitable, le partage du lit parental comporte malheureusement son lot de risques. Le poupon est effectivement exposé à un possible étouffement avec un oreiller ou des couvertures, ou encore risque d’être écrasé par un parent épuisé qui manque de vigilance. Aux États-Unis, une étude a même démontré une certaine corrélation avec la mort subite du nourrisson. De telles recherches n’ont, toutefois, pas encore été menées de notre côté de la frontière.

Et qu’en est-il de l’intimité des parents? La vie sexuelle des partenaires est inévitablement chamboulée et certains parents peuvent même accuser cette nouvelle situation de nuire à leur relation.

Alors, cododo ou pas?
Évidemment, comme pour toutes choses, l’abstinence est le moyen le plus sûr d’éviter tout risque. Et la liste de dangers potentiels peut sembler plus lourde que celle des bénéfices. Mais avant de balayer complètement l’idée du revers de la main, voici quelques pistes de solutions qui vous permettront de profiter de ce moment des plus apaisants et généreux qui soit.

Comme l’un des risques majeurs reste l’étouffement du nourrisson, il est suggéré d’emménager le lit parental afin que bébé soit à l’abri de tout danger. Le matelas doit être ferme et dépouillé d’oreiller ou de couverture à l’endroit où dort l’enfant. On peut opter pour des couvertures individuelles si l’enfant dort entre les deux parents, d’ailleurs une petite dormeuse suffit souvent pour garder le poupon au chaud. Et il ne faut pas trop couvrir bébé, car, comme il a été avancé par le corps médical, l’hyperthermie peut causer la mort subite du nourrisson. On évite les craques, les bords de lit ou toute menace de chute potentielle.

L’alcool, la drogue, les médicaments et tout autre produit altérant la vigilance sont à proscrire lorsqu’il y a partage du lit avec un bébé. Le manque d’attention peut être fatal. Il faut également éviter le cododo en cas de grande fatigue.

En ce qui concerne l’intimité, la présence de bébé risque de freiner quelque peu la libido. Soyez créatifs alors! Qui a dit que la vie sexuelle se restreignait à un ébat sous l’édredon? La maison est remplie de propositions coquines.

Arrêtons de culpabiliser!
Le cododo doit être perçu comme une occasion de partage et de communion entre l’enfant et le parent, mais si vous n’êtes pas confortable avec l’idée, il existe une multitude d’autres moyens de vous rapprocher et de câliner ce petit être. Certaines femmes accueillent encore leur enfant plus âgé dans leur lit, d’autres en ont même profité pour passer au très grand format de matelas afin d’avoir assez d’espace pour toute la famille. Mais dans certains foyers, c’est chacun dans son lit, sans cris ni chichis.

L’important ici est d’y aller selon vos instincts, vos préférences. Aucune des situations citées plus haut n’est une preuve du degré d’amour des parents. Et pour celles qui optent pour le forfait familial: n’ayez crainte, cette habitude ne mène pas nécessairement à la création d’un futur Tanguy qui partagera encore le lit parental à 25 ans! Vous aurez amplement le temps de préparer bébé à la séparation et à l’autonomie.

Comme on dit; les premiers mois sont ceux des petits plaisirs. Ceux qui suivent, eux, servent essentiellement à briser les mauvaises habitudes.

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