Maman, survivez au terrible two



 
Deux ans. Un âge critique du développement de l’enfant, qui peut parfois se révéler éprouvant  pour la marmaille… et les parents. Nous en avons discuté avec la psychothérapeute Karine Vézina (www.karinevezina.com), afin de démystifier la période. Elle nous a également refilé ses conseils afin de passer au travers de l’étape.
La période du terrible two… de quoi s’agit-il, et pourquoi est-elle difficile pour l’enfant?
C’est lors de cette phase que votre bambin commence à s’affirmer. Il réalise alors qu’il est une personne à part entière, distinct des autres… incluant de ses parents. « Il se rend compte que ses attitudes et/ou ses réponses amènent une réaction chez les autres », affirme notre spécialiste. C’est pourquoi le petit commence à s’exprimer davantage, et réagit parfois de façon plus intense ou dramatique.
À quel moment débute-t-elle généralement?
Bien qu’on qualifie cette période de terrible two, votre enfant n’entre pas nécessairement dans la phase dès son deuxième anniversaire. « Il n’est pas rare d’entendre des parents dire qu’ils pensaient s’en être sauvés, mais qu’ils ont l’impression que leur enfant est finalement en plein dedans à 3 ans ou 3½ ans! », confirme la spécialiste.
Quelle est l’attitude à adopter?
Selon Vézina, « il est important d’agir de façon claire et ferme, tout en respectant l’enfant dans son émotion du moment ». Votre tout-petit devrait sentir que ses émotions et votre réaction conséquente sont justifiées. Ce qui n’implique pas pour autant qu’il obtienne ce qu’il veut.
Pour les parents, y a-t-il des gestes à éviter?
« Le parent peut souvent se remettre en question et/ou vivre une certaine culpabilité. Cette culpabilité ou le fait de ne pas savoir comment réagir face aux comportements de l’enfant peut amener le parent à essayer d’éviter toute situation de crise, ou à abdiquer afin d’écourter la situation » explique la psychothérapeute. Selon elle, il est important d’agir et de superviser, plutôt que d’éviter les crises. Donc, plus vos réponses seront constantes, mieux l’enfant évoluera durant la phase.
Conseils de Karine Vézina
– « Être claire, constante, cohérente et conséquente… malgré le brouhaha du quotidien, la fatigue, les imprévus ou autres. Ce n’est pas toujours évident, mais ces attitudes sont […] rassurantes pour l’enfant. »
– « Respectez l’émotion de l’enfant, la nommer et la reconnaître. Laisser le droit à l’expression tout en la balisant et en l’encadrant. Les pleurs, la colère et les cris peuvent avoir à sortir, mais il existe des endroits et des façons jugées acceptables de le faire (ex : lorsque l’enfant tape sur le lit ou les coussins dans sa chambre), et d’autres qui ne le sont pas (ex : crier dans les oreilles, lancer des objets, cracher, etc.). Cela fait partie d’établir un cadre clair et sécurisant pour l’enfant. Il saura alors ce qui est permis ou non, et aura des trucs et outils dans les situations. »
– « La question suivante revient au parent: est-ce que je veux simplement qu’il arête son comportement ou, qu’en plus, il apprenne de la situation? La deuxième façon d’intervenir peut sembler plus demandante à court terme, mais les effets seront bénéfiques à long terme pour toute la famille! L’enfant aura évolué et appris, tout en ayant été respecté dans ce qu’il vit et ressent. »

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