Mode: 10 femmes noires qui ont marqué l’histoire



 
Pionnières du style, d’hier à aujourd’hui
Le monde de la mode a la réputation d’être difficile à percer. Alors quand une personne réussit, par ses efforts et sa persévérance, à en franchir les frontières bien gardées, l’exploit mérite d’être souligné. À l’occasion du Mois de l’histoire des Noirs, on rend ici hommage aux femmes noires qui, malgré la discrimination dont elles ont fait l’objet, se sont taillées une place enviable dans l’industrie, prouvant ainsi au monde que la beauté n’a pas de couleur.
 
Dans le sens horaire, de la gauche: Elizabeth Keckley, Zelda Wynn Valdes, Donyale Luna, Naomi Sims et Beverly Johnson.
 
 
Elizabeth Keckley (1818-1907)
Née en 1818 d’une esclave et de son maître, Elizabeth Keckley (née Hobbs) a acquis sa liberté en 1852 et est devenue par la suite l’une des couturières les plus recherchées de l’histoire américaine. Elle confectionnait des robes pour les femmes de riches sudistes de l’époque, notamment la première dame Mary Todd Lincoln, dont elle était la styliste personnelle et la confidente. Femme d’affaires accomplie, Elizabeth Keckley s’est servie de son influence pour agir auprès de la communauté noire et améliorer la qualité de vie d’esclaves nouvellement affranchis par l’entremise de la Contraband Relief Association, qu’elle a fondée en 1862. (Crédits photo: Wikimedia Commons.)
 
Zelda Wynn Valdes (1905-2001)
Réputée pour ses robes affriolantes et cintrées aux hanches, cette dame de Pennsylvanie a été la première designer afro-américaine ainsi que la première propriétaire noire d’une boutique sur Broadway (à New York), laquelle a-t-elle ouverte en 1948. Sa clientèle était composée des plus grands noms de l’industrie du divertissement de l’époque, dont Dorothy Dandridge, Ella Fitzgerald, Josephine Baker et, plus tard, Gladys Knight ainsi que les actrices Marlène Dietrich et Mae West. Zelda Wynn Valdes, qui a présidé à la section new-yorkaise de la National Association of Fashion and Accessory Designers, aurait également donné naissance au tout premier costume du lapin Playboy, selon la commande de Hugh Hefner lui-même. (Crédits photo: Google.)
 
Donyale Luna (1945-1979)
En posant pour la première page du Vogue britannique de mars 1966, Donyale Luna (née Peggy Ann Freeman) est devenue la toute première Afro-Américaine à faire la couverture du célèbre magazine. (Crédit photo: Virtu.)
 
Naomi Sims (1948-2009)
Victime de racisme au début de sa carrière, Naomi Sims n’a cependant pas baissé les bras et a vu sa patience récompensée. En 1968, elle est en effet devenue la première mannequin à faire la couverture du Ladies Home Journal et, en 1969, du Life Magazine. Lors de la sortie du Life, le New York Times a affirmé à propos de la mannequin: «Naomi Sims, qui est devenue la première mannequin noire à faire la couverture du Ladies’ Home Journal en novembre 1968, a créé un moment charnière du mouvement Black is Beautiful.» Naomi Sims a quitté les projecteurs en 1973 et a lancé sa propre gamme de perruques, qui imitent la texture des cheveux noirs lissés. Son entreprise a connu un succès phénoménal, devenant un véritable empire dans le monde de la beauté. La top-modèle, décédée en 2009, a également signé plusieurs livres sur l’univers de la beauté et le marché de la mode. (Crédit photo: Virtu.)
 
Beverly Johnson (née en 1952)
Si Donyale Luna a été la première mannequin noire à faire la couverture du Vogue britannique, Beverly Johnson a marqué l’histoire de la mode en 1974 en posant pour le pendant américain du magazine. Cette innovante première page faisait un pied de nez à l’idéal de beauté dominant de l’époque, et tous les grands designers américains ont par la suite commencé à faire appel aux beautés afro-américaines pour leurs campagnes publicitaires et leurs défilés. Beverly Johnson, aussi actrice, écrivaine et femme d’affaires, a été nommée par le New York Times l’une des personnalités les plus influentes du XXe siècle dans le domaine de la mode. Elle est propriétaire de la Beverly Johnson Hair Collection, une gamme de perruques et produits capillaires destinés aux femmes noires. (Crédit photo: United Press International. Tous droits réservés.)

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Dans le sens horaire, de la gauche: Iman, Tracy Reese (à droite), Veronica Webb, Naomi Campbell et Tyra Banks.

 
Iman Mohamed Abdulmajid (née en 1955)
En 2010, le Council of Fashion Designers of America (CFDA) accordait le prix Fashion Icon à Iman, pour l’ensemble de sa carrière commencée en 1970. En plus de ses brillantes années de mannequinat, Iman s’est également montrée une femme d’affaires innovante: les produits portant sa griffe, Iman Cosmetics, visent à combler les besoins d’une clientèle afro-américaine trop souvent négligée par l’industrie. Son entreprise de produits cosmétiques génère annuellement pas moins de 25 millions de dollars. (Crédit photo: United Press International. Tous droits réservés.)
 
Tracy Reese (née en 1964)
Tracy Reese, l’une des premières designers afro-américaines qui a remporté un succès commercial, a lancé sa marque de mode éponyme en 1998. Depuis 2007, elle siège au conseil d’administration du Council of Fashion Designers of America, et sa clientèle compte de nombreux noms illustres, dont Michelle Obama, qui portait une tenue Tracy Reese taillée sur mesure lors de la convention nationale du parti démocrate de 2012, où elle a prononcé un discours. (Crédit photo: United Press International. Tous droits réservés.)
 
Veronica Webb (née en 1965)
Cette top-modèle, actrice, écrivaine, personnalité de la télé et journaliste accomplie est entrée dans l’histoire en 1992 lorsqu’elle est devenue la première mannequin noire à signer un contrat d’exclusivité avec Revlon. (Crédit photo: United Press International. Tous droits réservés.)
 
Naomi Campbell (née en 1970)
Cette mannequin est l’une des six élues à avoir décroché le titre de «supermodèle» au début des années 1990, et faisait aussi partie de la «trinité» (on appelait ainsi le trio de mannequins les plus en demande à l’époque, qui comptait aussi Linda Evangelista et Christy Turlington). En 1989, Naomi Campbell a été la première mannequin noire à faire la couverture du numéro de septembre du Vogue américain, dont on dit qu’il est le plus volumineux et le plus important. En dépit d’une carrière brillante, la célèbre beauté a souffert de discrimination raciale, comme elle le faisait remarquer en 1991 dans un article du magazine Time: «Je suis peut-être l’une des mannequins les plus prisées du monde, mais mon salaire ne le reflète d’aucune façon.» Et par la suite, au magazine Glamour: «Vous savez, le président américain est peut-être noir, mais je peux vous dire qu’être une mannequin noire est l’exception à la règle dans l’industrie de la mode. Je dois toujours travailler plus fort pour être traitée de la même façon que les autres.» (Crédit photo: United Press International. Tous droits réservés.)
 
Tyra Banks (neé en 1973)
Avant de devenir actrice, écrivaine et personnalité de la télé, Tyra Banks était une top-modèle respectée. C’est en 1996 qu’elle a fait sa marque dans l’histoire de la mode, devenant la première Noire à faire les couvertures des magazines GQ et Sports Illustrated Swimsuit Issue. L’année suivante, elle est devenue la première mannequin afro-américaine choisie pour la couverture du catalogue de Victoria’s Secret. (Crédit photo: United Press International. Tous droits réservés.)
(Traduction libre des citations)
 

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