Les coureurs des neiges, on les voit s’activer tout l’hiver et on se dit: « qu’ils sont courageux! ». Pourtant, l’activité est plus accessible qu’on est portées à le croire. Afin de nous initier au jogging hivernal, on s’est entretenues avec
Jolyane Bérubé, propriétaire de la boutique de Québec
Le coureur nordique. Kinésiologue, grande sportive et mère de famille hyperactive, elle nous introduit à la discipline…
Allez courir dans le trafic!
Voilà le premier avantage qui nous saute aux yeux lorsque l’on songe à aller courir dehors: simplement, respirer le grand air! Mais encore, le
jogging en plein air est une option accessible qui nous permet de sauver du temps. Pas la peine de se rendre au gym, on a qu’à se pointer le bout du nez à l’extérieur. De surcroît, en hiver, le corps lutte naturellement contre le froid, ce qui permet une
dépense énergétique plus grande.
« La course en plein air exige d’être plus concentré sur les variations de terrain et donne l’impression que l’entraînement est beaucoup moins long et ardu », ajoute Jolyane. Plus encore, pratiquer le jogging en surface inégale permet de développer l’équilibre et la coordination. Et cette agilité gagnée, elle se répercute dans nos déplacements de tous les jours.
La pratique est aussi profitable aux maîtres de chien. Chez
Le coureur nordique, on a remarqué un nouvel engouement pour le canicross : « on munit son chien d’un harnais accroché à une corde élastique, à son tour attachée au maître par une ceinture de taille ». Résultat: en courant, tous deux bénéficient de la force de l’autre pour ainsi
gagner en vitesse.
Air glacial et respiration, bon ménage?
L’air froid et sec peut incommoder celles qui sont aux prises avec l’asthme ou autre fragilité pulmonaire. Si votre cas est sévère, il est préférable de consulter un professionnel avant de se lancer dans un circuit de course hivernale.
Quoi qu’il en soit, il est possible de contourner les effets secondaires causés par le climat. Le conseil de notre pro: « se couvrir la bouche d’un tissu, idéalement pas trop épais. Une petite cagoule, appelée balaclava dans le milieu, fera l’affaire ». Cet accessoire filtre, humidifie et réchauffe l’air pour nous faciliter la respiration.
Tout pour ne pas glisser
C’est certain, en climat hivernal, les risques de chuter sont plus élevés. Mais Jolyane nous rassure: « il existe toutes sortes de trucs afin d’éviter de tomber ».
D’abord, on doit modifier sa technique en raccourcissant la foulée. C'est-à-dire déposer le pied sous le centre de gravité en faisant de petits pas. Ainsi, même si l’un des pieds glisse, l’autre est paré à freiner le mouvement et rétablir l’équilibre. « De plus en plus d’études démontrent qu’on devrait utiliser cette technique en tout temps pour éviter les blessures », ajoute notre pro de la course sur glace.
Et, bien évidemment, le choix de la chaussure est primordial. Maintenant, des
modèles sont adaptés spécialement aux contraintes de l’hiver. Deux aspects les caractérisent: la semelle du soulier est davantage cramponnée, donc plus adhérente, et est constituée de caoutchouc plus mou, qui reste flexible malgré le froid. Plus encore, une espadrille du genre est faite de fibres résistantes à l’air et à l’eau, souvent du Gore-Tex (matière brevetée complètement imperméable), et est donc plus chaude.
Vous êtes maintenant prête pour affronter les sentiers enneigés… bonne course! Et pour garder la forme, n’oubliez pas de consulter notre
banque d’exercices!