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À ma mère par MerJub
Le lundi, 18 février 2008 à 18h58

Comme j'ai vu quelques poèmes sur ce blogue, je me permets, en attendant une réponse au message que j'ai mis sur le babillard, de vous en mettre un aussi. C'est mon meilleur à ce jour. Je suis désolée pour les larmes qui pourraient vous être occasionnées pendant votre lecture.

Tu nous as quitté      

 

Toi qui était une femme extraordinaire
Malgré tes quelques défauts
Toi qui était ma mère
Pourquoi ne sommes-nous pas arrivées quelques minutes plus tôt  

Tu étais d'un grand courage
Et d'une patience exemplaire
Maintenant, en moi, il n'y a que la tristesse et la rage
Si intense que je ne peux les taire  

Toutes ces années que tu m'as connue
Jusqu'à l'aube des mes 16 ans
Malheureusement, la maladie t'a vaincue
Nous sûmmes tous que tu finissais ton temps  

Toutes ces années à tes côtés
Ou je te parraissait comme une diablesse
Je me rappele les coups que je t'ai inculpé
Mais maintenant, j'ai passé ma crise de jeunesse  

Tout ce temps ou ce que tu pouvais penser de moi
Tu devais te dire que je ne ferais jamais rien de ma vie
Même, quelques jours, tu te crissais de mes ébats
Mais nous savons tous que tout ceci est fini  

Je me demande encore pourquoi je suis partie
Je me sens effroyablement coupable
Je sais que maintenant, il faudra que je t'oublies
Pardonne-moi mais j'en suis incapable  

Car je revoie encore la souffrance dans tes yeux
Comme j'entendais la détresse sous ta peau
Mais je n'ai pu faire mieux
Que de te laisser mourrir sous ton berceau  

Ce n'est que quand je t'ai vu commencer ta crise
Que je me suis rendu compte à quel point je t'aimais
Mais maintenant que ton âme est prise
Pour effacer mes gaffes je ne sais ce que je ferais  

Je ne souhaiterais que de revenir dans le passé
Pour pouvoir empêcher cette tragédie
Mais ta vie s'est envolée
À jamais, ton âme s'est meutrie  

Quand je repense à tout ces moments de bonheur
Que j'aurais vécu si ce n'était que de mes conneries
Pourquoi a-t-il fallu que sonne ton heure
Tu n'étais, pour moi, qu'encore à l'aube de ta courte vie  

Je parle maintenant au nom de toutes tes connaissances
Que ces personnes ne soient que des amis ou d'autres proches
Nous souhaiterions tant ta renaissance
Que maintenant tout le monde saute la coche  

C'est avec ce poème merveilleux
Qui est tout droit sorti de mon cru
Que nous espérons que là ou tu es, c'est beaucoup mieux
Plus de souffrances même si on a fait ce qu'on a pu  

Nous te laissons maintenant partir en paix
Et de t'oublier, personne ne le veut
Tu étais géniale comme femme, c'est un fait
Malheureusement, il faut se dire adieu  

Mais avant de partir, je veux que tu saches
Que malgré ton décès, nous t'aimons tous
Tu étais différents des autres, pas comme certaines vaches
Tu peux partir si tu en as envie, personne ne t'y pousse      

J'ai écrit ça peut-être deux ou trois jours après le décès de ma mère, soit un peu plus de deux semaines avant mes 16 ans, les deux dates étant séparées exactement de 20 jours. N'ayez craintes, je suis parfaitement remise (du moins je le crois bien; depuis 1999, je devrais) de mon deuil. Mon frère et moi sommes maintenant capable de faire des farces à ce sujet du genre quelque chose de bizarre arrive, c'est sa faute à elle...parce que ça devient plate de tout mettre sur le dos d'elnino anyways...

Commentaires(3)   
 

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